Samedi 10 novembre 2007
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Katmandu, le 7 novembre 2007
Bonjour à chacune et chacun,
Début d’un onzième mois ici ; je ne pensais vraiment pas que ce serait possible…
Après ma lettre SOS envoyée en février, je reviens vers vous, demander de l’aide ; les autorités françaises continuant à tenir une position de refus de
délivrance du visa de Neha, j’ai dû faire appel à un avocat au Népal et à un autre en France. Depuis fin janvier, je suis sans revenus étant en congé dit sabbatique. L’un de mes employeurs (50 %
de mon salaire) m’a dit qu’il ne pourrait pas m’attendre et que je ne retrouverai pas mon poste à mon retour.
Depuis le début, je suis soutenue financièrement par ma famille mais le coût d’un avocat en France va être important (à priori entre 5000 et 10000 euros, en fonction
de ses actions).
Plusieurs d’entre vous m’ont proposé ces derniers mois leur aide financière ; jusqu’à présent j’ai refusé, cette démarche étant difficile pour moi, sans doute
par orgueil. Aujourd’hui, compte-tenu de la situation, je n’ai plus vraiment le choix : il est extrêmement peu probable qu’une solution amiable soit trouvée avec les autorités françaises.
Seule une action juridique peut peut-être permettre de trouver une issue. Sinon, je devrai abandonner Neha en la remettant dans un orphelinat ou essayer de m’installer au Népal en y trouvant un
emploi, ce qui est très difficile. Je n’arrive pas à me résoudre à penser à l’une ou l’autre de ces solutions.
Pour ceux de la région normande, sachez qu’un comité de soutien se met en place à Caen ; la première réunion aura lieu le lundi 19 novembre à 20h30 dans une
salle du presbytère St Joseph (désolée pour les allergiques !), au 12 rue Pierre Corneille, quartier du chemin vert à Caen. C’est elle qui lance cette 1ère réunion et se propose
de collecter les fonds. Si certains ont du temps, elle aura sûrement besoin d’aide.
Marie-Paul a ouvert un compte à son nom en spécifiant « soutien à Marie-Hélène » ;
Je souhaite que chacun se sente totalement libre vis-à-vis de ma demande ; je sais que certains d’entre vous ont de réels problèmes financiers, la vie ne les
ayant pas épargnés… d’autres ont des charges importantes.
Je ne veux pas que l’amitié et l’affection que nous nous portons puisse être éraflée ; elle m’est essentielle ; c’est ce qui me permet de tenir dans
la tempête.
J’ai demandé à ne pas être au courant des sommes versées par les uns et les autres mais à connaitre uniquement les noms, souhaitant vous remercier. Il parait que les
petits ruisseaux font de grandes rivières, alors…
Neha va bien ; elle a repris l’école fin octobre après 15 jours de vacances. Mes deux sœurs sont venues me rendre visite successivement ainsi que l’un de mes
neveux. L’une d’entre elles est ici jusqu’à fin novembre, ce qui rend mon quotidien plus léger.
Merci à chacun de sa présence ; la communication est difficile entre ici et la France mais je sais que vous êtes nombreux à vous manifester ; sachez que
cela m’aide vraiment.
Avec toute mon affection. Marie-Hélène
PS : merci de transmettre ce courrier à ceux qui n’ont pas d’adresse email et de le renvoyer par email à nos connaissances communes. J’ai très peu d’adresses
email ici ; je vous laisse donc communiquer entre vous.